Les dessous de l’article de « The Economist » sur le Roi du Maroc et la gouvernance dans notre pays

Les dessous de l’article de « The Economist » sur le Roi du Maroc et la gouvernance dans notre pays

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Imprimé sur plusieurs continents, « The Economist » est un magazine hebdomadaire britannique fondé en 1843. Étant l’un des hebdomadaires de référence à l’échelle mondiale, son dernier article sur le Roi du Maroc montre un visage méconnu du titre. Un article qui semble commandé pour dépeindre le Maroc comme un pays au bord de l’effondrement !

 

Que souhaite apporter Nicholas Pelham à son lecteur à travers cet article ?

L’essentiel du récit est réservé aux trois sportifs d’origine marocaine, les frères Abu Zaiter, et leur présence auprès du Roi. Dans son article, le journaliste écrit : « Le roi, qui était un peu en surpoids au moment où il a rencontré les frères, souffrait d’asthme et de problèmes pulmonaires. Les combattants de la cage ont installé une salle de sport dans le palais et il a commencé à s’entraîner. Son visage a commencé à perdre ses poches et il avait l’air de plus en plus détendu, presque en forme ». Une très belle publicité pour les trois sportifs, et un excellent exemple à suivre par le commun des mortels : quoi de plus sain que le sport pour rester en forme ?

Un peu plus loin dans l’article, l’auteur confirme que l’institution Royale est l’origine de la stabilité su Maroc.

Il cite alors dans son article : « Certains universitaires pensent que l’institution de la monarchie a aidé le Maroc à éviter les révolutions qui ont balayé le monde arabe en 2011. Contrairement aux présidents des républiques voisines, le roi pourrait rapidement introduire des réformes tout en représentant la stabilité et la continuité ». Quoi d’étonnant dans cette réalité du Maroc, Le Roi a toujours été le garant de la sécurité et l’arbitre qui a su épargner au pays les crises sociales les plus intenses, n’est-ce pas ce qui a fait défaut à d’autres pays bouffés par des crises importées et manipulées ?

 

Des informations qui relèvent d’une ligne éditoriale  de magazine people 

Puis l’article raconte quelques épisodes des activités personnelles du Roi, telles que son anniversaire, ses chansons préférées, sa passion pour la musique du rap nord-africain…Enfin des informations qui relèvent du registre des magazines peoples et dont l’Économiste magazine n’est pas censé faire partie.

Le journaliste fait appel dans son article à des mots « forts » tels que « Le Makhzen est un appareil d’État tentaculaire » englobant des fonctionnaires élus et nommés…mettant l’accent sur des protocoles élaborés »….Des mots pour habiller une structure forte d’un voile mystique et inquiétant…Dans tous les pays du monde, n’y a-t-il pas des élus et des nommés ?? Et pour faire briller le tableau, la référence à Feu Hassan II connu pour son caractère exceptionnellement autoritaire, le journaliste a choisi de faire aussi un peu dans le sensationnel en parlant d’un harem secret……

Un collage mal soigné et de la littérature 

Dans son article, le journaliste fait un collage mal soigné de certaines données précédemment publiées dans la presse marocaine et étrangère avec un peu de littérature et beaucoup de mauvaise foi… Tout au long de son article, le journaliste s’éloigne de l’objectivité et cherche à dépeindre une situation douteuse qui n’existe que dans son article.

Vers la fin de l’article, c’est le Directeur de la DGSN et de la DST qui est visé, Abdellatif Hammouchi, n’est pas non plus épargné. Cette partie du texte qui rappelle les sorties extravagantes de Ali lmrabet et sa clique, qui a dans un tweet fait allusion à une concurrence éventuelle entre deux services au Maroc après la publication du projet de loi pour la protection des infiltrés…. Des tentatives médiatiques juvéniles pour brouiller les esprits.

Il est toutefois important de préciser que l’article se réfère à des sources anonymes du genre « initié de la Cour », « courtisan », « proche du Palais », ami d’enfance (du Roi) », « ancien responsable ». Une seule source est citée avec son identité, le journaliste en fuite Hicham Mansouri.

Comme disent les anglais, « Talk the talk and walk the walk », nous avons un Roi qui parle peu et realise beaucoup….

Un accord militaire qui dérange 

Mais ce qu’il faut retenir, après la publication de cet article, c’est que le Maroc dérange vraiment, quatorze pages pour un article qui fait dans le people et le sensationnel juste après la signature d’un accord militaire marocain très important, un accord d’armement qualitatif qui renforcera la stratégie de défense de l’armée du Royaume et lui confère un grand avantage sur le terrain.

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