Une étude émanant de la banque UBS suisse prévoit que le nombre de taxis autonomes dans les grandes villes de Chine atteindra 300 000 véhicules d’ici 2030, propulsé par les avancées en matière d’intelligence artificielle et la compétitivité de l’industrie automobile électrique locale.
Les villes de Pékin, Shanghai, Canton et Shenzhen ont déjà lancé des essais opérationnels de robotaxis. Parmi les principaux acteurs de ce secteur se trouvent la plateforme Apollo de Baidu, ainsi que les entreprises Pony.ai et WeRide, spécialisées dans la conduite autonome. À Wuhan, Apollo gère l’un des plus grands réseaux mondiaux, couvrant environ 35 % du réseau routier local avec des centaines de véhicules sans conducteur.
Au niveau national, UBS s’attend à ce que le nombre de robotaxis atteigne 4 millions de véhicules d’ici la fin de la décennie, indiquant que l’évolution technologique et la hausse des coûts de la main-d’œuvre rendront ces véhicules essentiels pour accroître la productivité, selon Paul Gong, responsable des recherches automobiles en Chine pour la banque.
La réduction des coûts de fabrication constitue un facteur clé de cette croissance, le prix d’un robotaxi pouvant tomber en dessous de 300 000 yuans (environ 41 935 dollars), contre 500 000 yuans auparavant. Ces véhicules s’appuient sur une technologie de conduite autonome de niveau 4 (L4), leur permettant de circuler sans intervention humaine dans la plupart des situations, conforme aux normes internationales SAE.
Si des millions de taxis traditionnels et de véhicules particuliers étaient remplacés par des robotaxis, la taille du marché pourrait atteindre 183 milliards de dollars par an, toujours selon UBS, tandis que HSBC estime que ces véhicules pourraient représenter 6 % du marché chinois au cours des premières années, avec une valeur annuelle dépassant 40 milliards de dollars, sans compter 30 milliards de dollars supplémentaires provenant des services logistiques et de livraison.
Les ambitions des entreprises chinoises dépassent le marché local, avec Pony.ai se préparant à une production en masse de ses véhicules autonomes, accélérant la production à partir du second semestre de 2025, selon son cofondateur Lu Tiancheng.