Le Maroc et la République d’Irak franchissent une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations bilatérales en signant, jeudi à Rabat, deux accords judiciaires importants portant sur le transfert de personnes condamnées à des peines de privation de liberté et sur l’adoption de mesures de peine alternatives.
Les accords ont été signés par le ministre de la Justice marocain, Abdellatif Ouahbi, et son homologue irakien, Khaled Shwani. L’accord sur le transfert des prisonniers permettra aux citoyens marocains incarcérés en Irak, ainsi qu’aux Irakiens détenus au Maroc, d’achever leurs peines dans leur pays d’origine.
Ouahbi a précisé que cet accord repose sur des « considérations humanitaires » et témoigne de la solidité des relations exceptionnelles entre Rabat et Bagdad.
Quant au protocole d’accord sur les peines alternatives, il s’inscrit dans le cadre de l’application de la loi marocaine n° 43.22, et incarne la volonté du royaume de partager son expérience en matière de modernisation du cadre législatif avec ses partenaires. Le ministre irakien a affirmé que son pays cherche à bénéficier du modèle marocain pour élaborer une législation nationale spécifique sur les peines alternatives, en mettant l’accent sur l’échange d’expertises en matière de rédaction et d’application.
La signature des accords fait suite à des discussions entre les deux ministres, qui ont porté sur les perspectives d’élargissement et d’approfondissement de la coopération bilatérale. Ouahbi a souligné que cette dynamique ouvre la voie à de nouveaux partenariats dans divers domaines, visant à renforcer les liens entre les deux peuples frères, tandis que Shwani a insisté sur le fait que les accords respectent les normes internationales en matière de droits des prisonniers, tout en saluant les efforts conjoints qui ont conduit à ces résultats.
Avec l’adoption de ces deux nouveaux accords, le Maroc et l’Irak réaffirment leur volonté commune de construire un partenariat solide et durable dans le domaine judiciaire, fondé sur l’humanité et le respect des droits fondamentaux.