Entre « la bataille de Mehdaoui » et « Je veux une solution » de Sakinah

Entre « la bataille de Mehdaoui » et « Je veux une solution » de Sakinah

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Dans le contexte de la diffusion récente de la vidéo de “l’affaire Mehdaoui”, l’histoire de Soukayna Benjelloun est exploitée pour le rayonnement qu’elle engendre, afin de faire passer des positions entre des forces rivales au sujet d’une question qui veut être au centre des débats.

L’affaire de Soukayna Benjelloun soulève une question véritable et des souffrances réelles, à savoir le partage des biens pendant le mariage, une problématique mise en avant par Abdellatif Ouahbi lors de sa contribution à la discussion sur le Code de la famille, et à laquelle il a été confronté à des campagnes de dénigrement. Cette question, qui suscite l’ire d’une grande partie du camp conservateur, allié en grande partie à Mehdaoui, n’est pas fondamentalement motivée par la défense des droits ou de la justice, mais c’est plutôt un moyen de manœuvrer sur le plan politique à une période qui, bien qu’elle soit prématurée, commence déjà à préparer les prochaines élections. Cela préfigure une montée en puissance des manœuvres pouvant être utilisées pour régler des comptes et éliminer des adversaires.

L’affaire Benjelloun questionne la structure sociétale fondée sur des contradictions flagrantes qui encouragent la femme à privilégier la maison et les enfants, tout en la dépouillant de toutes les véritables garanties qui devraient la protéger des aléas de la vie. Ce cas met en lumière les préjugés de la société à l’encontre des femmes et démontre la faiblesse des institutions à créer un environnement sûr pour elles, exempt d’exploitation et d’abus.

L’affaire de Benjelloun place la question de l’égalité au cœur des préoccupations. Une femme à égalité avec un homme ne s’imaginerait pas rester à la maison sans garanties et ne penserait pas à se priver de son droit à la réalisation personnelle en dehors des normes établies.

Oui à la coopération et à un partenariat fondé, mais dans un cadre de protection légale et de sensibilisation sociétale. Il est inacceptable de laisser le destin d’un individu entre les mains d’un autre, au détriment de la justice et de l’équité. Ce droit est un constat et une restitution à notre culture marocaine ancestrale qui a déjà reconnu aux femmes le droit au “kedd et assaya”.

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