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Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Éducation préscolaire et des Sports, Mohamed Barada, a annoncé un avancement significatif dans la mise en œuvre des engagements gouvernementaux envers le personnel éducatif, affirmant que le taux d’activation des contenus du nouveau statut et des promesses des accords des 10 et 26 décembre a atteint 90 %. Lors d’une séance de questions orales à la Chambre des représentants, il a précisé que le ministère a déjà publié 45 textes réglementaires pour activer ces accords, tandis que 11 textes supplémentaires sont en cours de validation ou de préparation.
Concernant le secteur de l’éducation préscolaire, Barada a révélé une « révolution numérique » dans le monde rural, où le taux de couverture est passé de 35 % en 2018 à 81 % actuellement, un chiffre qui dépasse celui enregistré en milieu urbain. Le ministre a attribué ce succès à une approche novatrice impliquant des associations de la société civile et l’Initiative nationale pour le développement humain, ainsi qu’à la disponibilité de terrains dans les villages. Il a réaffirmé l’engagement du ministère d’atteindre une couverture totale d’ici 2028, en se concentrant dans la prochaine étape sur l’amélioration du contenu pédagogique et la formation des éducatrices.
Sur le plan des infrastructures éducatives, le ministre a enregistré une augmentation du nombre d’écoles communautaires, portant le total à 350 établissements après l’ajout de 21 écoles nouvelles cette année. Barada a souligné que le succès de ce modèle dépendrait de la qualité du transport scolaire et du développement du modèle pédagogique, proposant une nouvelle vision qui consisterait à maintenir les élèves des premier et second niveaux dans des écoles annexes proches de leur domicile, pour qu’ils rejoignent les écoles communautaires à partir du troisième niveau, afin de préserver leur stabilité psychologique et l’acceptation de ce changement par les familles.
Le responsable gouvernemental a également souligné l’intégration des élèves de l’éducation préscolaire dans le système numérique « Masar », permettant un suivi précis du parcours scolaire des enfants depuis leurs débuts. Il a considéré que le gouvernement actuel a réussi à rattraper le retard accumulé dans ce domaine depuis 2008, transformant l’éducation préscolaire de simples promesses en une réalité tangible qui sert l’équité territoriale et l’épanouissement de l’enfance marocaine.

