Au moins une personne a perdu la vie et deux autres sont portées disparues à la suite d’inondations importantes survenues dans le sud de l’Espagne, causées par de fortes pluies tombées dans la nuit de samedi à dimanche, selon ce qu’ont annoncé les services de secours et les autorités locales.
Le service de secours espagnol a indiqué sur la plateforme « X » avoir retrouvé un corps dans la région de Malaga, en Andalousie, où les opérations de recherche des disparus se poursuivent. Les équipes de sauvetage poursuivent le ratissage de la zone, tandis que les autorités et la garde civile continuent de rechercher une autre personne qui a été perdue près de Grenade.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des rues de plusieurs villages complètement submergées par les eaux pendant la nuit, tandis que les équipes de sauvetage et les agents de nettoyage ont commencé, le dimanche matin, les opérations d’enlèvement de la boue et de nettoyage des quartiers touchés.
Dans ce contexte, le Premier ministre espagnol a appelé les citoyens à faire preuve de « la plus grande prudence », en raison de la poursuite des conditions météorologiques instables. De son côté, l’Agence météorologique espagnole a réduit le niveau d’alerte dans la région de l’Andalousie, passant du rouge à l’orange, bien que les fortes pluies se concentrent actuellement sur les côtes de la région de Valence, ainsi que sur la région voisine de Murcie, qui a également connu de fortes précipitations.
L’Espagne est l’un des pays européens les plus touchés par les conséquences du changement climatique, ayant connu au cours des dernières années des vagues de chaleur plus longues et plus intenses, ainsi qu’une augmentation de l’occurrence de fortes pluies liées à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre résultant des activités humaines.
Il convient de rappeler que le pays a été frappé en octobre 2024 par des inondations qualifiées d’une des plus sévères, ayant causé la mort de plus de 230 personnes, principalement dans la région de Valence, ce qui avait alors suscité un mécontentement généralisé parmi la population face aux critiques portant sur la gestion de la crise, renforcées par des différends entre le gouvernement central et les autorités locales sur les compétences et responsabilités.
Plus d’un an après ce désastre, les enquêtes se poursuivent pour déterminer les responsabilités, alors qu’un large intérêt médiatique se manifeste, notamment avec la réémergence des craintes face à la répétition des phénomènes climatiques extrêmes.
