Un incendie dévastateur a fait environ 40 morts et plus de 115 blessés dans une discothèque bondée du luxueux domaine skiable de Crans-Montana, dans le sud de la Suisse, lors des festivités du Nouvel An. Cette tragédie est l’une des plus graves que le pays ait connues ces derniers temps.
Frédéric Guislher, le chef de la police du canton du Valais, a déclaré lors d’une conférence de presse que le bilan, encore provisoire, pourrait évoluer au fur et à mesure des efforts de secours, tout en soulignant que le cœur des opérations était désormais axé sur l’identification des victimes pour faciliter le rapatriement rapide des corps auprès de leurs proches.
L’incendie s’est déclaré vers 1h30 du matin, heure locale, dans la discothèque « Le Constellation », qui était pleine de clients, créant ainsi une situation particulièrement risquée qui a permis aux flammes de se propager rapidement dans l’établissement.
Pour l’instant, les circonstances précises à l’origine du sinistre restent floues. Les autorités ont certifié que les enquêtes étaient en cours et qu’il était trop tôt pour déterminer la cause de l’accident, tout en excluant, aux premiers stades des investigations, toute possibilité d’acte criminel ou terroriste.
Des témoins oculaires ont décrit des scènes de panique et de chaos, alors que des clients piégés tentaient de briser les fenêtres et de fuir, tandis que d’autres se précipitaient dans la rue, gravement brûlés.
L’accident a eu des répercussions profondes sur la communauté locale et les touristes dans la région, suscitant des rassemblements en mémoire des victimes, pendant lesquels des fleurs et des bougies ont été déposées. Le gouvernement suisse a annoncé l’instauration d’une période de deuil national d’une durée de cinq jours, accompagnée d’une mise en berne des drapeaux.
Selon les rapports, parmi les personnes décédées ou blessées, de nombreux jeunes et touristes de nationalités diverses, y compris des Français, des Italiens et d’autres, ont été transportés vers des hôpitaux dans plusieurs villes suisses, certains étant même envoyés dans des établissements médicaux dans des pays voisins pour y recevoir des soins.
