La chaîne de télévision française publique « France 2 » a diffusé hier soir un reportage d’investigation intitulé « Rumeurs et coups bas : la guerre secrète entre la France et l’Algérie », qui expose les pratiques du régime militaire algérien et ses méthodes douteuses dans la gestion des relations extérieures, notamment avec la France, provoquant un choc dans les milieux médiatiques et diplomatiques.
Le reportage, présenté dans le cadre de l’émission Complément d’Enquête, met en lumière la mentalité sécuritaire dépassée qui régit les interactions de l’institution militaire en Algérie, fondée sur la suspicion, la surveillance et une approche par « des moyens inhabituels » plutôt que par le dialogue et la compréhension.
Parmi les révélations majeures, le reportage évoque l’implication des services de renseignement algériens dans des opérations secrètes sur le sol français, avec en point d’orgue l’affaire de l’activiste algérien Amir Dz, qui a été enlevé et retenu pendant 72 heures avant d’être libéré, un incident considéré par le reportage comme emblématique des pratiques sécuritaires algériennes controversées.
Les autorités algériennes n’ont pas attendu la diffusion de l’émission pour réagir, publiant un communiqué dans lequel elles attaquent France 2, qualifiant le reportage de « déclin médiatique français visant l’Algérie », dans une tentative évidente de couvrir les abus mis au jour.
Des analystes estiment que la réaction virulente du régime algérien reflète une hystérie au sein de l’institution militaire face à toute critique extérieure, affirmant que ces pratiques compliquent considérablement la reprise du dialogue avec Paris à court terme.
Ce reportage ouvre un nouvel chapitre sur les relations franco-algériennes, alors que les médias européens commencent à révéler des secrets que le régime militaire algérien s’efforce de dissimuler, tandis que l’avenir diplomatique entre les deux pays demeure incertain.

