L’article publié par l’hebdomadaire français Le Point le 21 janvier 2026, au lendemain de la finale de la Coupe d’Afrique des nations, a suscité une vive réaction au Maroc. En cause, des allégations affirmant que des commerces appartenant à des ressortissants d’Afrique subsaharienne auraient été attaqués, pillés et incendiés sur le territoire marocain, en marge de la compétition.
Ces affirmations ont fait l’objet d’un démenti formel, clair et catégorique de la part des autorités sécuritaires marocaines. Selon les données officielles, aucune agression, aucune attaque criminelle et aucun incendie visant des commerces ou des intérêts économiques de citoyens subsahariens n’a été enregistré, ni durant le déroulement de la CAN, ni après la finale, sur l’ensemble du territoire national.
Ce démenti ne relève pas d’une simple divergence d’interprétation. Il s’appuie sur le suivi opérationnel continu de la situation sécuritaire pendant toute la durée du tournoi, ainsi que sur les mécanismes habituels de signalement et de traitement des infractions. Les faits avancés par Le Point ne correspondent à aucune réalité constatée sur le terrain.
Durant la compétition, plusieurs contenus numériques relayant de prétendues agressions contre des ressortissants subsahariens ont circulé sur les réseaux sociaux. Ces informations se sont révélées être des infox, systématiquement traitées et corrigées afin de rétablir les faits avec précision. Le passage de ces rumeurs du registre numérique à celui d’un hebdomadaire international pose un problème sérieux de responsabilité éditoriale.
Aucune demande de vérification n’a été adressée aux services compétents avant publication. Aucun échange préalable n’a eu lieu avec les sources institutionnelles en mesure de confirmer ou d’infirmer ces accusations. Cette absence de démarche élémentaire interroge sur la méthode adoptée et sur le choix éditorial opéré.
En donnant pour avérés des faits inexistants, l’hebdomadaire contribue à diffuser une image faussée du Maroc, présenté comme un espace de violences raciales incontrôlées, au moment même où le pays démontrait sa capacité à sécuriser et organiser une compétition continentale majeure. Il ne s’agit plus ici d’analyse critique, mais de construction narrative détachée des faits.
Nier l’existence du racisme serait une erreur, tout comme prétendre qu’il s’agit d’un phénomène propre à une société donnée. Mais accuser un pays de faits précis, graves et pénalement qualifiables, sans aucun élément matériel à l’appui, constitue une faute journalistique manifeste.
À l’heure où l’information circule à grande vitesse et où les récits façonnent les perceptions internationales, la rigueur n’est pas une option. Lorsqu’un média s’en affranchit, ce sont les faits qui vacillent, et avec eux la confiance du lecteur.

