La plateforme chinoise de commerce électronique à bas prix, Temu, s’est imposée comme un acteur clé dans le domaine du commerce électronique transfrontalier, atteignant un niveau de concurrence avec le géant du secteur, Amazon, selon une étude récente publiée par l’International Post Corporation.
D’après l’étude rapportée par des médias chinois, la part de marché de Temu a grimpé de moins de 1 % en 2022, lors du lancement de la plateforme, à 24 % en 2024, se rapprochant ainsi d’Amazon, qui a maintenu sa part à 25 %.
Temu appartient au groupe PDD Holdings. Le sondage réalisé par l’International Post Corporation en septembre 2024 a impliqué plus de 30 970 consommateurs dans 37 pays, au sein d’un réseau comprenant 26 autorités postales nationales en Europe, en Asie-Pacifique et en Amérique du Nord.
Les résultats de l’étude illustrent la croissance rapide de la plateforme chinoise, propulsée par des campagnes publicitaires intensives, notamment celles diffusées lors des matches du Super Bowl en 2023 et 2024, accompagnées de son slogan « Shop Like a Billionaire » (Faites vos courses comme un milliardaire).
En contrepartie, Amazon a enregistré une légère baisse de sa part de marché, passant de 26 % en 2022 et 2023 à 25 % en 2024. La plateforme chinoise Shein a conservé sa position avec une part de 9 %, tandis qu’AliExpress, du groupe Alibaba, a chuté à 8 %, après avoir atteint 12 % en 2023.
La plateforme eBay se démarque comme le plus grand perdant, avec une baisse de 68 % de sa part de marché entre 2018 et 2025, se stabilisant à seulement 5 %.
Le rapport cite le directeur général de l’International Post Corporation, Holger Winklbauer, affirmant que les exportations chinoises via le commerce électronique, notamment à travers Temu, ont connu une croissance significative au cours des trois dernières années, malgré la restructuration des chaînes d’approvisionnement mondiales due aux changements tarifaires prévus pour 2025 et 2026.
Dans ce contexte, le rapport souligne que les États-Unis ont mis fin à l’exemption douanière sur les marchandises d’une valeur inférieure à 800 dollars, tandis que l’Union européenne prévoit d’appliquer des frais de 3 euros sur chaque colis d’une valeur inférieure à 150 euros à partir de juillet 2026.



