Suivi
Younes Skouri, ministre de l’Insertion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, a révélé que les interventions de l’Inspection du travail ont abouti, durant le premier semestre de l’année 2025, à 1717 visites dans le secteur des cafés et restaurants, représentant 14,09 % du total des visites effectuées, et ont donné lieu à 13 699 observations.
Le ministre, en réponse à une question écrite de la députée Aziz Boujida, a précisé que les remarques concernaient principalement les salaires, avec 4243 observations, la protection sociale, avec 1883 observations, et 132 observations relatives à la santé et sécurité. Par ailleurs, 39 procès-verbaux ont été rédigés pour des infractions et délits, comprenant 258 infractions et 97 délits.
Concernant l’année 2024, les données officielles indiquent qu’un total de 4050 visites d’inspection a été réalisé dans le secteur des cafés, des restaurants et de l’hôtellerie, entraînant la constatation de 30 320 observations, dont 8177 liées aux salaires, 3749 à la protection sociale, et 503 à la santé et sécurité. De plus, 48 procès-verbaux ont été établis, contenant 66 infractions et 141 délits.
Le responsable gouvernemental a indiqué qu’en 2023, le programme national d’inspection du travail a mis l’accent sur les secteurs vulnérables, incluant les cafés et restaurants, avec 3536 visites ayant donné lieu à 13 769 observations, réparties entre 7049 concernant les salaires, 4583 sur la protection sociale, 1910 portant sur la durée de travail et 227 relatives à la santé et sécurité.
Le ministre a confirmé la coordination avec le parquet pour échanger des informations sur le sort des infractions relevées et des jugements rendus, renforçant ainsi la conformité des entreprises du secteur privé aux lois sociales et la protection des droits des travailleurs.
Skouri a souligné que les travailleurs des cafés et restaurants sont soumis aux dispositions de la législation sociale, comme tous les employés du secteur privé, ajoutant que l’Inspection du travail intervient par le biais de visites programmées ou suite à des plaintes, pour veiller au respect des lois, en émettant des avertissements ou en rédigeant des rapports si nécessaire.
En ce qui concerne les salaires, le ministre a mentionné une augmentation de 5 % du salaire minimum légal dans les activités non agricoles, répartie en deux paiements, dont le premier a débuté en janvier 2025, conformément au décret n° 2.24.1122.
Le responsable gouvernemental a conclu en affirmant que le chantier de révision progressive du Code du travail, tel que stipulé dans les deux accords sociaux signés le 30 avril 2022 et le 29 avril 2024, représente une opportunité pour aborder les problèmes soulevés par la pratique, afin de faire justice à cette catégorie de travailleurs dans une approche participative avec les partenaires sociaux.



