Le bureau du procureur général des États-Unis, dans la région orientale de la Virginie, a salué le rôle stratégique et crucial des services de sécurité marocains, représentés par la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), dans la réussite de deux opérations de sécurité transfrontalières.
Ce partenariat étroit avec la Drug Enforcement Administration (DEA) des États-Unis a abouti au démantèlement de deux réseaux criminels internationaux très dangereux, l’un impliqué dans l’armement des cartels de la drogue mexicains, et l’autre dans le terrorisme lié à la drogue (narco-terrorisme) et le blanchiment d’argent.
L’efficacité proactive du Maroc s’est particulièrement illustrée dans le premier cas ; les autorités marocaines ont mené une intervention décisive à Casablanca, entraînant l’arrestation de l’individu kenyan “Elisha Odhiambo Asumo”, un acteur clé d’un réseau de trafic d’armes. Cette coordination s’est soldée par l’extradition du suspect vers les États-Unis le 11 mars 2026, où il comparaîtra immédiatement devant la justice fédérale.
Les documents juridiques fédéraux révèlent que cette organisation criminelle a conspiré pour fournir un arsenal militaire lourd, incluant des lance-roquettes, des mines antipersonnel, et des systèmes anti-aériens (ZU-23), au profit du “Cartel Jalisco Nouvelle Génération” au Mexique, visant à sécuriser de grosses cargaisons de cocaïne à destination des États-Unis.
Le trafiquant d’armes bulgare “Peter Dimitrov Mirchev” (actuellement détenu à Madrid) s’est appuyé sur le suspect kenyann arrêté au Maroc pour obtenir de faux certificats de « utilisateur final » permettant d’exporter des armes de Bulgarie tout en contournant les contrôles internationaux.
Parallèlement, le Maroc a de nouveau marqué de son empreinte une seconde procédure judiciaire tout aussi complexe, où la Direction générale de la sûreté nationale a grandement contribué aux investigations ayant conduit à l’arrestation du citoyen libano-syrien “Antoine Qassis”. Ce dernier a été reconnu coupable de complot “narco-terroriste” et de soutien matériel à des organisations terroristes étrangères.
Le procès a révélé que le condamné avait exploité ses connexions influentes avec des entités liées au gouvernement syrien pour échanger des armes des stocks militaires contre des centaines de kilogrammes de cocaïne pour le compte de groupes armés. Avec l’aide d’un partenaire colombien, le réseau a réussi à blanchir près de 100 millions de dollars de transferts financiers secrets en moins de 18 mois.
La coordination efficace entre les services marocains et les bureaux régionaux de l’agence américaine (à Rabat, Madrid, Bogotá, Accra et Nairobi) a été la pierre angulaire pour suivre les transferts financiers et assurer des opérations de « livraison contrôlée ».
Les personnes impliquées dans ces affaires s’attendent à des sanctions sévères ; les accusés dans l’affaire des armes risquent des peines d’emprisonnement à perpétuité, tandis que le verdict final concernant le condamné dans l’affaire de “narco-terrorisme” est attendu pour le 2 juillet 2026.




