Le groupe de la Banque mondiale a affirmé que les profondes réformes réglementaires engagées par le Maroc pour renforcer l’activité du secteur privé devraient soutenir la croissance économique, freiner l’expansion de l’économie informelle et contribuer à la création de nouveaux emplois.
Dans une mise à jour de son rapport sur les « perspectives économiques mondiales » publiée à Washington, la Banque mondiale a souligné que l’ampleur de ces réformes était plus significative que prévu, renforçant ainsi les perspectives de reprise économique du Royaume.
Le rapport note que l’amélioration des conditions climatiques a contribué à la reprise de la production agricole, ce qui a eu un impact positif sur la performance générale de l’économie nationale. Il indique également une amélioration des soldes du compte courant, soutenue par l’augmentation des transferts financiers et des revenus du secteur touristique.
Il est à prévoir que le déficit budgétaire dans les pays importateurs de pétrole, dont le Maroc, diminuera durant la période 2026-2027, en partie en raison des politiques d’austérité adoptées, notamment en matière de finances publiques.
En ce qui concerne les perspectives de croissance, la Banque mondiale prévoit que le taux de croissance moyen du Maroc atteindra 4,4 % en 2026, avec une expansion plus faible des secteurs agricole et industriel, comparativement à une croissance plus modérée de l’emploi.
À l’échelle mondiale, le rapport prévoit un léger ralentissement de la croissance économique, qui devrait se stabiliser à 2,6 % en 2026, avant de remonter à 2,7 % en 2027, indiquant une relative stabilité au cours des deux prochaines années.
Ces prévisions constituent une révision à la hausse par rapport aux attentes précédentes émises par la Banque mondiale en juin dernier, reflétant une amélioration des perspectives économiques mondiales.

