Le Knesset israélien a inscrit à son ordre du jour, ce mardi, une proposition urgente concernant l’étude de la possibilité de reconnaître l’indépendance de la Kabylie, ainsi qu’un examen des moyens d’établir des relations avec cette région. Cette initiative est qualifiée de sans précédent et contribue à porter la question kabyle au niveau du débat parlementaire international.
Ce développement se produit un mois après la déclaration d’indépendance de la Kabylie, le 14 décembre 2025, à Paris. La question a été soumise officiellement au parlement israélien par le biais d’une proposition urgente, ouvrant ainsi un débat politique sur les implications d’une reconnaissance potentielle et la place de cette question dans les orientations de la politique étrangère israélienne.
Cette initiative a été présentée par plusieurs députés israéliens, notamment Dan Ilouz, Ohad Tal, Yitzhak Kroizer et Meir Cohen, qui ont pris la parole lors de la séance, chacun apportant la perspective de son courant politique. La réponse officielle de la part du gouvernement a été donnée par Sharin Haskel, adjointe au directeur du département d’Afrique du Nord au ministère des Affaires étrangères israélien, qui a précisé que le service diplomatique israélien étudie ce dossier de près.
Le débat a abordé plusieurs axes, parmi lesquels la situation politique du peuple kabyle, le cheminement de son combat pour l’indépendance, et la place de la question kabyle dans les équilibres régionaux et internationaux, ainsi que les répercussions possibles de cette question sur la stratégie diplomatique israélienne en Afrique du Nord.
L’insertion de cette proposition revêt une importance particulière, car elle est soutenue par des députés issus de divers courants politiques au sein du Knesset, ce qui lui confère un caractère transpartisan et la place parmi les questions à poids politique. Pour la première fois, l’indépendance de la Kabylie est discutée comme une question à part entière au sein d’un parlement étranger, dans un cadre institutionnel officiel et documenté.
Sans anticiper les voies diplomatiques qui pourraient découler de ce débat, des observateurs estiment que cette étape représente un moment politique marquant dans le processus de mondialisation de la question kabyle, et consacre sa présence en tant que sujet politique soumis à discussion et pris en compte au sein des instances parlementaires internationales.

