Les Libéraux clôturent leur congrès exceptionnel à El Jadida : un échange démocratique sur la direction et un renouvellement de l’engagement envers la réforme gouvernementale
Le Parti des Libéraux a conclu, samedi soir à El Jadida, les travaux de son congrès national exceptionnel, marqué par une étape politique et organisationnelle décrite comme décisive dans le parcours du parti. Ce dernier a confirmé l’option d’un échange démocratique sur la direction et a réaffirmé son image en tant qu’organisation politique fondée sur la légitimité institutionnelle et le renouvellement des structures selon des règles internes claires.
Le congrès, qui s’est tenu dans un contexte national et international en mutation, a constitué une occasion de dresser un bilan de la période précédente. Le président du parti, Aziz Akhannouch, a présenté un rapport politique qui a esquissé les contours de la transformation du Parti des Libéraux au cours des dernières années. De parti préoccupé par sa reconstruction organisationnelle, il est devenu une force politique gestionnaire qui dirige le travail gouvernemental et se positionne comme un acteur central sur la scène nationale.
Le communiqué final a souligné la fierté du parti pour la direction royale de Mohammed VI et pour les gains diplomatiques accumulés par le Royaume, notamment en ce qui concerne la question du Sahara marocain. Il a salué l’élan international en faveur de l’initiative d’autonomie, considérant que la récente décision des Nations Unies constitue un tournant décisif pour la consolidation de cette orientation.
Le congrès a également renouvelé son engagement envers le projet de développement démocratique dirigé par le roi, soutenant les chantiers de l’État social, allant de l’extension de la protection sociale à la réduction des inégalités territoriales et à la promotion de l’intégration économique, tout en rendant un hommage particulier aux instructions royales concernant l’intervention immédiate en faveur des populations affectées par des fluctuations climatiques, et aux efforts des forces armées royales et des autorités publiques.
Sur le plan organisationnel, le congrès a mis en avant le choix de rotation à la présidence du parti, le considérant comme une option démocratique qui reflète la maturité de l’expérience collective. Il a également salué le rôle joué par Aziz Akhannouch depuis 2016 dans la modernisation des structures, le renforcement de la gouvernance interne et l’élargissement de la base militante, notamment parmi les jeunes et les femmes.
En ce qui concerne le gouvernement, le congrès a exprimé son plein soutien à l’exécutif dirigé par le parti, louant ce qu’il considère comme de grandes réformes structurelles touchant aux domaines de la protection sociale, du soutien social direct, de la santé, de l’éducation et de la stimulation des investissements, tout en affirmant la nécessité de continuer l’exécution du programme gouvernemental jusqu’à la fin de la législature.
Le communiqué a également insisté sur le rejet de la logique populiste et du discours émotionnel, appelant à évaluer la performance politique sur la base de résultats concrets, et annonçant la disposition du parti à participer aux prochaines échéances avec une vision orientée vers l’avenir, mise sur la compétitivité économique, la transformation numérique et le renforcement de la souveraineté alimentaire et énergétique.
En conclusion de ses travaux, le congrès a exprimé sa confiance dans la nouvelle direction du parti, dirigée par Mohamed Chouki, soulignant que la prochaine étape reposera sur la consolidation des acquis, l’ouverture à de nouvelles compétences et le renforcement du lien avec les citoyens, considérant cela comme un point de départ essentiel pour établir la position du parti comme une force de réforme active sur la scène politique nationale.

