L’échec de l’Agence de promotion de l’emploi à traiter plus de 100 000 demandes d’emploi par an.

L’échec de l’Agence de promotion de l’emploi à traiter plus de 100 000 demandes d’emploi par an.

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Sakouri : L’agence de promotion de l’emploi ne peut pas répondre à plus de 100 000 demandes d’emploi par an

Younes Sakouri, ministre de l’Insertion économique, de l’Artisanat, de l’Emploi et des Compétences, a révélé que l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences ne peut répondre annuellement à plus de 100 000 demandes d’emploi exprimées par les entreprises, malgré la classification de ces dossiers et leur dépôt auprès de l’agence. Il attribue cela à l’absence de compétences adaptées dans certains secteurs ou à l’attractivité insuffisante des salaires et des conditions de travail proposées.

Lors d’une session thématique sur la justice sociale, organisée en marge du dixième forum parlementaire international sur la justice sociale, Sakouri a également indiqué, pour la première fois, que la possibilité d’embaucher des jeunes sans qualification a été ouverte, soulignant qu’environ 20 % des nouveaux inscrits auprès de l’agence ne possèdent pas de diplômes.

Le ministre a fait remarquer qu’un large segment de la jeunesse ne bénéficiait d’aucun soutien public, direct ou indirect, pour accéder à la formation ou à l’emploi, précisant que la catégorie NEET, qui ne travaille ni ne suit de formation ou d’éducation, est estimée à environ un million de jeunes sur environ un million et demi de chômeurs.

Sakouri a abordé l’élargissement du système de stage professionnel, qui comptait auparavant environ 26 000 stagiaires, dont 9 000 dans des entreprises. Ce système repose sur une formation de 20 % théorique et 80 % pratique, mais ses résultats restent limités par rapport à l’ampleur du problème, compte tenu du décrochage scolaire qui touche près de 280 000 élèves chaque année.

Il a également noté qu’il a été décidé d’augmenter le nombre de bénéficiaires du stage professionnel à 100 000 par an depuis octobre dernier. Ce programme a réellement débuté et couvre plusieurs secteurs et près de 200 métiers, avec des niveaux d’instruction allant de la fin de l’enseignement primaire au baccalauréat et aux techniciens spécialisés, en mettant un accent particulier sur les groupes les plus vulnérables.

Le ministre a relevé que les disparités régionales et sociales restent un défi persistant, malgré les efforts déployés dans les domaines de l’eau, de l’électricité et des infrastructures, ajoutant que les besoins sociétaux sont en évolution constante. Il a également rappelé la nécessité de renouveler le contrat social selon une vision royale qui place au centre le soutien aux catégories vulnérables, citant le programme de soutien social direct qui est devenu une réalité bénéficiant à des millions de familles.

Sakouri a conclu en soulignant le rôle central des travailleurs dans les secteurs public et privé et l’importance du dialogue social comme moyen d’exprimer les revendications sociales, rappelant que les accords sociaux, notamment l’accord d’avril 2024, avaient conduit à une augmentation générale des salaires et à une reconsidération de l’impôt sur le revenu, prenant en compte les conditions de la classe moyenne et des groupes les plus vulnérables.

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