Par Najib Zerouali Ouariti
Voilà ce que disent les hommes, quand ils prennent enfin le temps d’écouter Ils disent d’abord merci.
Merci aux mères qui ont porté plus que des enfants : des espérances, des silences, des renoncements invisibles. Merci aux épouses, aux sœurs, aux filles, aux collègues, aux amies — à toutes celles qui
tiennent debout des mondes entiers sans toujours être nommées.
Voilà ce que disent les hommes lucides : Nous n’avons pas toujours compris. Nous avons parfois confondu responsabilité et autorité, tradition et justice.
Nous avons grandi dans des héritages que nous n’avons pas toujours interrogés. Mais voilà aussi ce que disent les hommes justes :
Nous savons que l’égalité n’enlève rien, elle ajoute. Elle n’efface pas l’homme, elle l’élève. Elle ne détruit pas la famille, elle la rend plus forte.
Elle ne fragilise pas la société, elle la rend plus digne. Voilà ce que disent les hommes courageux : Le respect n’est pas une faveur, c’est un droit. La dignité n’est pas négociable. L’injustice n’est
jamais naturelle.
Ils disent que le combat des femmes est un combat contre les injustices. Et qu’il est temps que ce combat soit porté ensemble. Voilà ce que disent les hommes responsables : Nous devons éduquer autrement
nos fils.
Leur apprendre que la force véritable est maîtrise, que l’autorité véritable est exemplarité, que l’amour véritable est respect.
Et peut-être qu’un jour, le 8 mars ne sera plus un rappel, mais une évidence partagée.
Nous devons soutenir l’accès des femmes au savoir, à la décision, à la création, à la gouvernance. Non par concession, mais par conviction. Non par pression, mais par principe. Voilà ce que disent les hommes conscients : L’histoire des femmes est la trame de la vie. Et en ce 8 mars, il faut que la solidarité
remplace l’indifférence. Il faut que la justice remplace le confort des habitudes. Alors voilà ce que disent les hommes qui veulent être à la hauteur de leur temps : Nous ne sommes pas spectateurs. Nous
sommes partenaires.
Nous ne sommes pas menacés par l’égalité. Nous sommes appelés à la construire. Et peut-être qu’un jour, le 8 mars ne sera plus un rappel, mais une évidence partagée.
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