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À quelques mois de la fin de son mandat, le Parti de la justice et du développement (PJD) engage un débat sur les résultats de sa politique à travers des chiffres et des choix stratégiques, plaçant sous les projecteurs sa devise : « Réformer l’économie plutôt que d’austérer ». Dans un contexte international troublé, cette position vise à renforcer le financement de l’État social.
Les défis économiques face à la crise
Le gouvernement, dirigé par le PJD, a su naviguer à travers les turbulences causées par la pandémie de COVID-19 et la crise russo-ukrainienne sans recourir à des mesures d’austérité draconiennes. Yassine Akasha, porte-parole du gouvernement, souligne que le cap a été maintenu grâce à une série de réformes fiscales destinées à élargir les ressources financières.
Des indicateurs en amélioration
Le taux de croissance du pays a enregistré une hausse significative, passant de 1,8 % à 4,1 %, avec des prévisions optimistes le portant à 5 %. Ce résultat est interprété par la majorité comme le signe d’un redressement de l’économie nationale. Les réformes fiscales englobant l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu et la TVA visent à promouvoir l’équité fiscale et à mobiliser des ressources supplémentaires pour financer les projets sociaux.
Investir dans la santé et l’éducation
La budgétisation pour le secteur de la santé a connu une hausse substantielle, atteignant environ 40 milliards de dirhams, contre près de 100 milliards pour l’éducation. Ce renforcement du secteur public constitue un élément-clé de la mise en œuvre de l’État social. Parmi les réformes notables figure le passage de l’ancien système « RAMID » vers un régime de couverture sanitaire obligatoire « AMO Solidarité », marquant un tournant décisif vers une protection sociale généralisée.
Une dynamique législative inédite
Mustapha Baitas a insisté sur l’importance de l’accumulation des efforts gouvernementaux et de la cohérence des politiques publiques, coordonnées par le bureau du Premier ministre. Avec plus de 25 000 réponses à des questions écrites au Parlement et un engagement actif avec plus de 400 propositions de loi, le gouvernement perçoit ces actions comme le reflet d’une dynamique législative sans précédent.
Contrer l’inflation tout en stimulant le tourisme
Les efforts du gouvernement ont également permis de réduire l’inflation de 6,6 % à moins de 1 %, malgré les pressions internationales. Le secteur touristique a vu un nouvel éclat avec un nombre record de 20 millions de visiteurs. Par ailleurs, l’amélioration des infrastructures de santé se matérialise par la revitalisation de 1 400 centres de santé et le lancement de 1 600 nouveaux centres, tout en augmentant le nombre de places d’enseignement médical de plus de 2 700.
Réformes législatives en faveur d’un climat d’affaires favorable
Enfin, des changements législatifs notables visent à introduire des peines alternatives et à réviser la loi sur les chèques, contribuant à alléger la rigueur punitive tout en renforçant l’attractivité du climat des affaires. Ces initiatives sont perçues comme essentielles pour accompagner la transformation économique et sociale du pays.
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Le PJD présente ses réalisations économiques : croissance, réformes fiscales et investissements dans la santé, en prévision d’un État social fort.
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Le gouvernement marocain prône la réforme économique comme levier d’un État social dans un contexte mondial en crise. Quelles sont les avancées réelles ?
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