La gouvernement marocain a officiellement annoncé la poursuite du soutien à l’importation de blé tendre durant les quatre premiers mois de l’année en cours. Cette mesure préventive vise à sécuriser le stock national et à garantir la stabilité des prix de la farine et des produits de consommation essentiels sur les marchés locaux. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une circulaire émise par l’Office national professionnel des céréales et des légumineuses, faisant suite à un arrêté conjoint des ministères de l’Économie et des Finances et de l’Agriculture, qui institue un « système de remboursement » au profit des importateurs et des professionnels jusqu’à la fin du mois d’avril prochain.
Ce programme de financement a pour objectif de combler le déficit de production nationale, qui ne suffit pas à couvrir la demande croissante des minoteries industrielles, d’autant plus que le blé tendre est la denrée la plus consommée sur les tables marocaines. Le mécanisme mis en place par le gouvernement repose sur une « subvention forfaitaire » pour les importateurs, couvrant l’écart entre le prix de revient réel au moment de la sortie du port et le prix de référence fixé à 270 dirhams par quintal. Cette mesure vise à préserver le pouvoir d’achat des citoyens face aux fluctuations des prix sur les marchés internationaux.
Selon le système de fonctionnement établi, une commission technique, composée de représentants des ministères de l’Agriculture et des Finances ainsi que de l’Office professionnel des céréales, se réunit au début de chaque mois pour déterminer la valeur exacte de la subvention, en se basant sur les prix moyens de revient provenant des principales sources internationales telles que la France, l’Allemagne, l’Argentine et les États-Unis. La valeur de ce soutien varie mensuellement en fonction de l’état des marchés internationaux ; alors qu’elle oscillait entre 7 et 14 dirhams par quintal au début de l’année dernière, elle a connu une baisse significative avec l’amélioration des prix mondiaux, allégeant ainsi le fardeau financier sur le budget de l’État.
Cette initiative reflète l’engagement des autorités publiques à assurer la continuité des approvisionnements depuis les marchés internationaux, surtout face aux conditions climatiques et aux défis de la production locale. Le gouvernement compte sur ce partenariat avec les minoteries industrielles pour garantir la disponibilité de la farine à des prix régulés et éviter toute perturbation dans la chaîne d’approvisionnement durant le premier semestre de l’année, en conformité avec les orientations stratégiques de la sécurité alimentaire du Royaume.
